Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Abyss-ex-pressions

Abyss-ex-pressions

Des tournois de Slam au rap en passant par la prose. Premières scènes à Reims, je m'amuse à Nice depuis peu;-)

Publié le par Abyss
Publié dans : #La petite pensée du jour
Jeudi 10 août 2017 - La petite pensée du jour

Seul à ma fenêtre,
Je me vide la tête
Sans fumer de cigarette.
J'ai rempli un verre de bon whisky.
La pleine lune me sourit.
J'entends son rire se refléter 
Sur les vagues qui ne cessent de chanter
La mélodie de notre belle Méditerranée.
La douceur de minuit
Contraste avec la chaleur de midi.
Ce vent de fraîcheur
Qui caresse la vie,
Chasse les nostalgies,
Je frissonne d’envies…
Je frissonne d’envies
Et je soupçonne la poésie
D’écarter mon ennui.
J’écrirai jusqu’au bout de la nuit
Avec la pensée pour seul bruit.
Le futur est un merci
Les démons du passé 
Ont sombré dans l’oubli
Noyé par leur propre obscurité.
Nos anges gardiens les ont maudits.
Ils n’ont rien compris.
L’Histoire seule se souvient
Qu’à la fin sur rien ils n’ont d’emprise !
L'espoir à ce pouvoir infini
D'éterniser le cycle de la vie.
Alors je m’autorise sans me lasser de contempler la vue.
Le silence se brise, l’air s’électrise
Quand les chats miaulent dans la rue.
Entre les lignes j’ai lu,
Je sais en qui j’ai cru,
Je sais qui m’a déçu
Et ceux qui ne l’ont pu.
Ça ne compte plus,
J’ai fait ce que j’ai pu,
Au final, je n’ai rien perdu.
Je n’ai pas changé,
J’aime toujours à coeur fendu.
L’espérance de vie est limitée
La vie tue! C’est tendu,
ça ne me suffit plus
 dans mes rêves de léviter.
Bien sûr qu’il ne me suffit que d’une plume
Pour m’envoler.
Mais c’est votre amour, votre amitié
Qui m’aide à décoller.
Bien que ce soit toujours dans la solitude
Que tout doit se préparer.
Je ne vais pas changer d’attitude,
Peu importe le combat et la finalité.
J’ai pour projet de prendre de l’altitude.
Réussir n’est pas une certitude,
Mais je sais que j’ai toute latitude
Et certaines aptitudes.
Échouer serait rude   
Mais sans risque, aucune béatitude.
Ce n’est pas qu’un prélude.
Je promets loyauté et gratitude.
J’ai posé mes valises dans le sud.

Seul à ma fenêtre
Je me suis vidé la tête.
J’ai laissé passer du temps.
Maintenant le jour se lève,
Et avec lui les couleurs d’autres chants. 

Voir les commentaires

Publié le par Abyss
Publié dans : #La petite pensée du jour
Dimanche 6 aout 2017 - La petite pensée du jour - Rap sans instru, sans thème.

Encore un jour 
Ou je rap sans instru.
Je m’en fou si ça dépasse pas les 100 vues.
Si je ne touche qu’une seule âme, 
Je ne serai pas déçu.
C’est dans mon sang, alors je rame
Si j’me tais, ça me tue.
Encore un jour
Ou j’écris sans thème
Juste parce que j’aime.
Va donc faire un tour
Si ça te gêne.
J’ne suis pas un distributeur de poèmes,
Même si dans la poésie j’trouve l’oxygène.
J’promène les phonèmes sans problème,
Prends-en de la graine,
La prose est mon emblème.
J’pose de chez moi ou sur scène,
Le micro est mon totem,
Rien ne me freine,
C’est devenu pathogène.
Si je suis entré dans l’arène,
Bien sur que c’est pour la chaleur humaine.
Mais reste zen, j’m’en fiche du harem.
J’ne serai l’homme que d’une seule reine.
J’irai jusqu’ou ça me mène,
J’repousserai monstres et golem
Avec la crème de la crème:
Mes potes poètes qui t’en mettent plein la tête.
C’est jour de fête.
Aucun dilemme, pas de stratagème
On vient juste planter la graine.
Que le rêve se parsème!
Découvre donc l’aubaine
D’amener ton maillon à la chaine.
Si la vie est une chienne,
C’est à nous de la sublimer,
L’éden c’est à nous de le créer.
La vie est à rêver
Que si on vit ses rêves.
Alors va falloir se réveiller,
Et sur l’essentiel, se recentrer:
Je pense donc j’écris,
J’aime donc je suis.

 

Abyss (T.G.)

Voir les commentaires

Publié le par Abyss
Publié dans : #La petite pensée du jour
Dimanche 30 juillet 2017 - La pensée du jour - Ce Gosse

J'voudrais vous parler d'un gosse 

Qui était assis sur le trottoir.

J'voudrais vous parler de ce gosse.

Il avait les cheveux noirs.

J'ai besoin de vous parler de ce gosse

Dont j'ai croisé le regard.

Dans ses yeux, j'ai lu trop de désespoir.

Dans mon coeur, il s'est alors mis à pleuvoir.

À ce feu rouge, le ciel est devenu noir.

Depuis mon volant, j'ai vu des bleus, des bosses

Sur ses genoux, sur son visage. 

Rien de bien anormal pour un gosse de son âge.

Mais lui il attendait là que le temps passe

Au bord de cette route dégueulasse.

Il mangeait un gâteau industriel écoeurant

Parfumé aux gaz d'échappement.

Il le tenait dans ses mains sales 

Sous le chant des moteurs incessants.

Ça me faisait mal de le voir là cet enfant .

Exilé de chez lui à cause de la guerre.

Non, la misère n'est pas moins triste ici au bord de la mer...

Il est accueillant notre beau pays,

Ou rien ni personne ne s'arrête pour lui.

Ou rien ni personne ne lui sourit.

Nous ne vivons pas son enfer.

Nous ne pouvons pas sauver le monde entier.

Alors nous préférons l'oublier.

Ce n'est pas de notre faute,

Nous n'allons tout de même pas culpabiliser...

Les puissants de ce monde n'ont plus pour philosophie

D'exercer leur philanthropie...

Oseront-t'ils me taxer de démagogie? 

La mère du gosse faisait la manche au croisement.

Beaucoup de gens passaient en l'ignorant.

Quelques âmes charitables lui tendaient un peu de monnaie.

Moi, je n'en ai presque jamais.

C'était le cas ce jour la,

Donc j'ai attendu que le feu passe au vert

Et je n'ai rien faite plus que d'être témoins.

Je me suis senti impuissant.

C'était un de ces désagréables moments...

Je ne suis pas de ceux qui ont trop d'argent

Mais moi j'ai la chance d'être né ici,

De pouvoir vivre à crédit.

Mon frigo est toujours rempli,

Et j'ai plein d'objet non nécessaire à ma survie!

Feu vert, j'ai donc repris ma route.

De tristesse; de rage, les larmes ont coulé   sur mon visage.

J'y ai pensé virage après virage.

J'étais en route pour aller travailler.

J'ai souris à nos gosses

Qui n'imaginaient sans doute pas 

Qu'il y avait la bas ce petit gars

Qui était assis sur le trottoir.

Il avait les cheveux noirs.

J'ai croisé son regard.

J'y ai lu trop de désespoir...

Depuis, j'ai mis dans mon coffre un carnet, un stylo et des crayons de couleur

En attendant de peut-être le revoir.

 

Abyss (T.G.)

Voir les commentaires

Publié le par Abyss
Publié dans : #La petite pensée du jour
Samedi 15 juillet 2017 - La petite pensée du jour

Il m'attendait étincelant 
Sous un soleil cuisant,
L'aigle de fer si impatient
De déployer ses ailes aux quatre vents.
J'ai entendu dire du pilote 
Qu'il est l'âme de ce gigantesque corps
Qui s'apprête à quitter le tarmac.
J'ai alors rejoins son bord 
Invité par les nymphes de l'air
Et leurs sourires aphrodisiaques.
Je m'assois sur mon siège, 
Tout près du hublot, pour voir au dehors.
Les nymphes débutent leur spectacle.
Elles déclament leur chant
Et entament un miracle.
Celui de leur habituelle gestuelle chorégraphique.
Leur symbiose à quelque chose de magique.
Seulement, voilà venu le moment tant attendu.
Les turbines des réacteurs se mettent à tourner et vrombir.
L'aéronef prend vie, 
Moi, je commence à sourire.
L'instant est inouï,
Je chavire.
Le vent se charge de poésie.
L'oiseau de métal se déplace lentement vers la piste d'envol,
Jusqu'à la dernière manœuvre, le dernier virage. 
Imminent est le décollage.
L'appareil s'immobilise sous l'action de ses freins.
Son nez pointe sans hésitation le ciel et son chemin.
Les réacteurs montent en puissance,
Les freins se desserrent,
Et de tout son fuselage l'avion s'élance.
Je me suis trouvé plaqué à mon siège en un éclair
Sans cesse il accélère. 
Les roues quittent subitement le sol, 
C'est fou qu'un tel engin décolle!
Nous montons à la verticale,
Je le sens, à une vitesse folle.
Notre destination sera atteinte sans escale.
Tandis que nous prenons de l'altitude, 
Par le hublot tout semble devenir minuscule.
Je suis un passager en état de béatitude.
Permettez moi cette formule:
Ma vie est entre les ailes du véhicule.
J'essaie d'imaginer ce que ressentais 
Les pionniers de l'aviation
Sans avoir besoin d'autant de courage
Pour m'en aller surfer sur les nuages.
J'apprécie chaque seconde du voyage.
Je ne ressens aucune monotonie 
En attendant l'atterrissage.
J'en profite pour écrire une lettre pour un ami.
Et grâce à lui et ce que je lui dit, 
Je n'oublie pas qu'il suffit d'une plume pour s'envoler.

Abyss (T.G.)

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog