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Abyss-ex-pressions

Abyss-ex-pressions

Des tournois de Slam au rap en passant par la prose. Premières scènes à Reims, je m'amuse à Nice depuis peu;-)

Publié le par Abyss
Publié dans : #Slam
Ce soir,
Je roule vers l’inconnu
Car il n’est jamais trop tard.
Ce soir,
Je prends n’importe quelle rue
Pourvu qu’elle donne sur l’espoir.
Ce soir,
J’explore au hasard.
Et pars à l’aventure.
Je quitte la ville et sa pollution.
Je quitte la ville et son bruit.
Je roule vers la nature,
J’ai besoin d’évasion.
J'ne suis pas lâche même si ce soir je fuis.
J'prends le volant sans destination,
Pour le plaisir,
Avec cette ferme intention:
Oublier d'réfléchir!
Oublier de réfléchir
Le temps d'infléchir
Le cours des choses.
Je veux rêver,
Pas autre chose,
Alors oui j'ose.

J'accepte d'être bercer d'illusions,
J’accepte de tenter le bonheur
Et même risquer la déception,
C'est mieux que l'inaction.
Moi j’vis mes insomnies
À fond!
J’peux pas rater une miette de ma vie.
J’veux en prendre plein les mirettes
Alors j’roule fenêtre ouverte.
Je veux sentir le vent sur ma peau,
La sensation du frisson.
J’en ai marre d’avoir l’air conditionné.
Comme je suis plutôt solitaire,
Je pars seul pour ne pas être de trop.
Cette fois, je coupe même la radio,
Ne supportant pas le dernier morceau
D'sexion d’assaut...
Moi j’veux bouger la tête
Sur du Michael Jackson
Ou sur du son de Kingston.

J’aime les mélodies qui détonnes
Et tant pis si le klaxon résonnes.
La soirée ne pourra rester morne!
Mes amis, manquerait plus que j'croise une nonne!
Hey pas besoin d'en faire des tonnes
Ni d'abuser sur le rhum,
Surtout si la route est un slalom!






Oui, je le crois,
La route sera belle.
J’emporte avec moi
Quelques souvenirs qui m'restent.
La vallée de la Marne,
Les gorges du Tarn.

S’il le faut, j’enchainerai les virages,
S’il le faut, j’affronterai les pannes,
S’il le faut, Je crèverai mes roues.
S’il le faut, du coffre je sortirai le vélo
Et je pédalerai comme un fou.
Mon carburant c'est la passion,
Pas l'E.P.O!

Je n’attendrai pas dans mon trou.
Finis les odeurs d’égouts,
À moi les forêts.
J’oublie le métro, la sueur, le dégoût.
À moi les marais.
J’oublie les bouchons, les insultes, les cons.
À moi les routes de montagnes.
Adieu les idiots qui se castagnent,

Ça suffit les gens pressés me font relativement chier
Sans relâche ils se magnent;
Ils sont fiers de leurs montres?!
Moi les paysages me montrent le temps,
Alors je le prends, et j’observe sans relâche
Les couchers de soleil sur l’océan.

Demain, j'gravirai encore le mont Lozère pour admirer la vue,
Car je sais, qu’elle est plus belle que celle de la tour Eiffel.
Paris, c’est tout vu, c’est déjà vu, reconnu,
Surfait, m'as tu vu!
En plus comment a t'on pu?
Notre patrimoine, notre histoire,
Nous l'avons vendu.

Oui, je préfère la nature toute nue.
Ai-je la berlue quand ils prennent des ascenseurs
pour atteindre l’apesanteur?
Il me suffit de plonger dans une rivière pour en écouter son coeur.
Je poursuivrai jusqu’au bout du chemin,
Sans peur de me perdre.
J'aime m'asseoir sous les pins.

J'irai la bas, loin,
J'irai tomber sur un cactus!
Et si ça m'pique le cul,
L’aiguille vaudra de l’or.
Si tu ne comprends plus rien à mon bic.
J’y peux rien, c'est rien, c'est fait exprès.
J'aime laisser perplexe.
De l'encre j'en ai encore
Alors j'irai jusqu'au bout de mes tords,
J'y mettrai tout mon cœur, tout mon corps.
Je suis plus complexe qu’un refrain.
Un coup de main, tu ronges ton frein?
Que veux-tu?
Le texte est malin,
Je roule pour toi si j’ai le béguin!
Pour toi je rate mon train!
Et pourtant il est en retard!
Viens boire mes vers au bar
On ne parlera ni dollar, ni Quatar.
Et si tu pars,
Je roulerai seul à chercher ton regard,
Un loup hurlant sous la lune.
J’irai m’allonger dans le sable,
Pas besoin de taper du poing sur la table.
Renverse pas mon sirop d’érable,
Ou je pète un câble!
Si tu pars,
Je roulerai à ta rencontre
Sur ma planche à roulette
Pour te faire tourner la tête.
J’me sens plus fort dehors,
Quand je fais corps avec le décors.
Je ne perds pas le nord!
La Terre m’a jeté un sort,
Mon passage y est éphémère.
Comme un météore
Je m'effriterai,
En attendant je roule ma bosse
Je roule et j'y rêve encore,
J'y rêve encore.

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