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Abyss-ex-pressions

Abyss-ex-pressions

Des tournois de Slam au rap en passant par la prose. Premières scènes à Reims, je m'amuse à Nice depuis peu;-)

Publié le par Abyss
Publié dans : #Slam
Tu sais Reims,
Tu me manques.
Pour toi j'en pince.
Je vis loin.
Dans mon sommeil
Mes dents en grincent.
J'ai arpenté tes ruelles, tes pavés,
J’ai à l’esprit tant de souvenirs qui s’y coincent.
Tu sais Reims,
Ce que je ressens n'est pas mince.

De mes années rémoises,
Je retiens quelques découvertes,
Quelques rencontres dans le bus, dans les cafés
Bibliothèques ou à la fac de lettres.
Chez toi, j'ai reçu des sourires,
Échangé des regards.

Je n'oublierai jamais que c'est chez toi
Que j'ai appris le plus sur moi-même.
C'est chez toi que l’amour ne m'a plus été qu'un thème abstrait,
avant ce n'était qu'avant,
Et après ça n'a plus jamais été comme avant.
C'est chez toi aussi les jours de ruptures,
En tout cas pour la première un peu dure.

Reims, ville que j'aime, chez toi,
La loyauté a pris plus de sens que dans le dictionnaire.
Chez toi, j'ai des amis sincères.
Chez toi j'ai grandi avec des amis
Que je considère comme mes frères.

C'est chez toi que j'ai découvert
Que je pouvais vaincre ma timidité !
C'est ici que j'ai goûté la poésie
Et bu plusieurs verres de bière offerts.
C'est chez toi ou j'ai vu comme
Le Slam a ce supplément d'âme.
Reims, chez toi je me sens chez moi.
Je me rappelle de la première soirée que nous partageâmes.
C'est l'endroit ou j'ai vu comme on passe du rire aux larmes,
De la folie au calme, du bonheur au drame.
Chez toi, ce n'est pas l'art et l'artiste que l'on applaudit,
C'est la vie!
Il s'agit ni d'être bon ni d'être mauvais.
Être authentique suffit amplement, je crois.
Briller, c'est exposer sa sincérité.
Être soi ou devenir soi,
Cela peut mettre du temps parfois.
Il n'y a pas de loi pour ça.
Le demeurer c'est une question de foi en soi.
Chez toi, il y'a de la vie,
Et le Slam est devenu une grande partie de la mienne.
Grâce à lui, j'ai maîtrisé et extériorisé mes colères,
Mes humeurs, mes peurs, mes peines,
Mes amours, mon humour,
Mes désaccords, mes torts...

Reims, chez toi
Comme ailleurs,
Tout n'est pas rose.
J'ai vu des gens s'aimer, se lier d'amitié, se déchirer.
J'ai vu des gens tricher, tromper, manipuler, orienter, influencer.
J'ai vu des gens tronquer ce qui doit rassembler.
J'ai entendu des gens désinformer, déformer, diffamer.
J'ai entendu communiquer sur ce qui ne devait intéresser que les intéressés.
J'ai vu des gens prêts à tout pour se faire mousser,
J'ai entendu des gens prêts à tout pour se venger,
Prêts à salir la vérité,
Prêts à dénigrer pour détruire.
Je les ai entendus, mais je n’ai pas écouté.
Chez toi, j'ai appris qu'il valait mieux finir par en rire,
Car aujourd'hui, je sais qu'à Paris c'est pire!

Reims,
Chez toi, j'ai de la famille,
Des amis qui ont souffert,
Face à la douleur, l'impuissance atterre.
La pudeur fait taire les crises de nerfs,
L’espoir s’en va en guerre,
Et ce bonheur quand on ne creuse pas la terre.

Reims,
Chez toi, je reviens souvent en un clin d'œil pendant mes rêves.
Je roule longtemps quand je viens dans la réalité,
Pas assez souvent en vérité.

Car tu le sais, Reims
Tu me manques.
Pour toi j'en pince.
Dans mon sommeil
Mes dents en grincent.
J’ai à l’esprit tant de souvenirs qui s’y coincent.
Tu sais Reims,
Ce que je ressens n'est pas mince.

Reims, je ne t'oublie pas...

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