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Abyss-ex-pressions

Abyss-ex-pressions

Des tournois de Slam au rap en passant par la prose. Premières scènes à Reims, je m'amuse à Nice depuis peu;-)

Publié le par Abyss
Publié dans : #Slam

À tous ces gens enclin à la perfidie,

Ils ne savent même pas qui je suis…

Ils n’entendent pas en moi,

Ne soupçonnent pas mon esprit.

Ils ne voient que ce qu’ils voient

Et ils s’arrêtent à ça.

Ils ne croient que ce qu’ils voient

Et s’évertuent dans ce choix.

Je réfléchis la nuit pour trouver le répit à leur mépris.

Sous la lune je crie, j’écris,

Car le jour je suis pris pour endormi.

Je suis misérable, incapable,

Lamentable, détestable…

Je suis coupable de voir qu’ils se sentent seuls capables.

Ils n’ont pas compris

Que je suis prêt à leur résister,

Qu’ils ne peuvent me blesser.

Je les ai cernés, ils ont besoin de m’écraser

Pour se sentir exister, pour penser en imposer.

J’ai capté que l’acte seul de les affronter

Les amène à vaciller.

Je n’ai rien à cacher :

Je suis né d’une famille d’ouvrier,

Ni pauvre, ni riche, à moitié déchirée.

Pas d’excès de fierté,

Ils ne violeront pas ma dignité.

Qu’ils croient autant qu’ils veulent en leurs préjugés.

Me définir par mon métier c’est limiter mon identité.

Lettré j’ai usé le Littré en poète libéré.

Même si pour l’instant  on m’prend

Pour un rappeur véhément.

J’bafoue les étiquettes du moment.

Je ne me mens pas,

Qu’on me classe avec ceux d’en bas,

Je ne me plains pas.

Je ne boirai pas la tasse noyé dans la masse.

Personne ne m’indiquera ma place

J’imposerai quelle sera la trace que je laisserai.

La trace de ce que j’pense, de ce que j’ressens, de ce que j’espère.

Pourquoi me taire pendant que les choses se passent ?

Que j’ai ou pas la moindre fibre d’écrivain,

Je n’ai pas peur d’écrire en vain.

Quand je chante mes pensées sans refrain,

Elle persiste la rengaine

Qui me cause tant de peine.

Tous ces gens qui me prennent pour l’ennemi

Toutes ces infamies qu’ils assènent.

Leurs insultes malmènent.

Trop d’inconnus pour nuire.

Rien ne peut me détruire.

J’préfère en rire.

Je ne serai pas le martyr d’une société qui ne cesse de s’enlaidir.

Alors je jette mes poèmes sur scène

Pour m’affranchir de toute pulsion d’aversion.

En toute modestie, sans prétention,

Sur le papier, sans atteindre un Verlaine,

Mais tout baigne !

J’ne perdrai pas haleine

Car j’ne tolère que le respect,

Que ceux qui en manquent soient un jour sauvés.

Il me semble que l’humanité n’a pas attendu le Concordia

Pour son naufrage.

Les gens se comportent comme des sauvages.

La courtoisie semble si absente.

J’verse une larme innocente,

Quand, comme pour d’autres, l’égoïsme me tente.

Ma seule richesse est de pouvoir la partager.

Que ceux qui pensent pouvoir me museler

Se mettent dans le derrière toute ma cordialité.

Pour ma part je ne saurais jamais tourner le dos

A mon souhait d’exister sans être aliéné,

J’veux vivre sans avoir l’impression d’en crever.

 

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