ABYSS EX-PRESSIONS
Authentique avant d'être épique...
Cette nuit je ne dors pas,
Cette nuit je pense à toi.
Vois-Tu ? Quand ça ne va pas,
Je ne saurai pourquoi,
Pour aller mieux,
Je cherche dans ma mémoire.
Je lève les yeux,
Vers une étoile d’espoir.
Cette étoile fut fuyante,
Ephémère mais spectaculaire.
Une source d’énergie étonnante,
Comme nuit devient jour sous l’éclair.
A sa poursuite, je me suis envolé
A marcher sur la lune.
Sans suite. Alors j’ai vogué,
Au travers de notre univers,
Soufflé le sable des dunes.
J’ai vécu d’étranges illusions
A me perdre,
A ne plus me trouver moi-même.
A me perdre,
J’ai vécu d’étranges illusions.
Victime de magie,
Mes visions d’utopie d’enfant.
Mon réalisme d’adulte naissant,
Victime de poésie.
Je ne laisse que des mots et ce qu’ils sont,
Et ce qu’ils me sont me laisse sans mots.
Je ne vis que par passion,
Je ne vis qu’à force de trouver des mots.
Ma sensibilité exacerbée,
Rarement dévoilée,
Souvent camouflée,
M’offre l’indestructibilité.
Je ne sais que lutter
Pour rester vrai,
Courir pour mieux marcher,
Reculer pour mieux regarder,
Sauter pour mieux tomber,
Chuter pour mieux recommencer.
Tu le sais,
Je ne sais que m’éloigner
Pour ne pas pleurer,
Te blesser, à contre cœur tu sais,
Pour te forcer à l’accepter,
Te forcer à me détester.
Ainsi peut-être m’éviter
Une blessante et heureuse amitié.
On ne m’a appris qu’à aimer,
Même si ce n’est que mal…
J’ai tiré des traits déroutés, courbés, ratés.
La peur de vouloir être celui que je ne suis pas,
Que je ne serais pas puisque c’est un autre que moi.
La peur de devenir celui que je ne veux pas
La volonté d’être celui que tu connaissais,
Mais plus jamais je ne le serais.
Ma timidité a du plomb dans l’aile,
J’respire au jour le jour,
Ressens selon la direction du vent,
J’entends mieux qu’avant.
J’avance tant qu’il en est temps.
Pas de regrets mais j’aurai préféré
Que bien des choses soient différentes.
Cette nuit je ne dors pas,
Cette nuit je pense à toi.
Vois-Tu ? Quand ça ne va pas,
Je ne saurai pourquoi…
Un besoin de nostalgie,
Une envie de dire que rien ne s’oublie,
Que je souris,
Que je pourrais en une phrase simplifier,
Seulement en toute complicité
Les paroles ont leurs limites
Tandis que d’un regard un sourire…
Fermes les yeux, ouvres-les, reçois cette fleur,
Cette rose.
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