ABYSS EX-PRESSIONS
Authentique avant d'être épique...
Il y a encore vingt cinq ans en arrière,
Nous ne soupçonnions pas son existence.
Toutefois, il se peut qu’il soit millénaire.
Sur la science, il a terriblement d’avance.
Il ne laisse aucune chance.
Il parasiterait même la souffrance.
Presque invisible,
C’est l’ennemi que personne n’espère invincible.
Impassible, nous sommes tous ses cibles,
Ou qu’il passe sur le globe,
Autour de tout être la panique s’enrobe.
Son ampleur épidémique surpasse celle du choléra.
A côté de lui, paraît presque inoffensif le virus Ebola.
Il ne finit jamais le sale boulot
Ses opportunistes sous fifre
Amènent la mort en écho ;
Avec le même objectif,
Faire du chiffre…
Il y a encore vingt cinq ans en arrière,
Nous ne soupçonnions pas son existence.
Il brisera encore trop de vida
Son nom, Sida…
Quelques témoignages dans une salle d’attente d’un service de dépistage:
Un couple.
Elle est mon aile : Lisa.
Je suis son île : Thomas.
Trois mois emplis d’émoi,
En notre avenir on croît.
Le résultat du test
Concrétisera tout ça ou pas.
Alea Jacta Est.
Un camé.
J’étais en manque, en manque.
Mais mon pote Franck
N’était pas allé au bout
De sa dernière seringue.
L’addiction nous rendait fou.
J’enviai sa dose comme un dingue,
A en sortir un flingue
S’il n’avait pas plongé son nez
Dans l’ultime overdose du drogué.
Sa mixture, je l’ai vite récupérée.
L’aiguille, je l’ai vite plantée dans mon bras.
Plus tard, une cure de désintox me sauvera
Mais pour ce fix, ce que je ne savais pas,
C’est que sur moi le sida se fixa.
Un mec marié.
Je l’ai aimé de toutes mes tripes,
Et puis un jour elle m’a trompée avec un type
Du style dans le trip excité du slip,
Au bout de dix ans,
Malgré nos deux enfants,
Sur la présence de sa maladie elle faisait écran
Et chaque soir elle m’aimait en me contaminant consciemment…
Comment a-t-elle pu ?
Je ne l’ai jamais su,
Depuis, j’ai goûté les joies des traitements.
J’espère pouvoir continuer à élever mes enfants.
Une infirmière.
De cette salle, j’étais anciennement chargée
J’en ai traité des patients alités.
Les côtoyer m’était devenu quasi banal
Puis un jour, une fille en stade terminale…
Si j’ose dire,
C’est arrivé bêtement en l'aidant
A se tourner pour vomir
J'me suis piquée
avec sa perfusion arrachée sur l'instant.
Le risque n’était pas grand…
Le sort en voulu autrement
Et le traitement préventif,
N’a eu aucun résultat positif.
Jusqu’au bout de mes capillaires
C’est affirmatif, le virus a clairement sur moi des effets négatifs.
Une femme abusée et violée.
Je suis serveuse d’un petit
restaurant,
Un de ces soirs souriant,
J’ai cru bon de répondre positivement
A une invitation de quelques clients
Je les prenais comme des amis avec qui passer du bon temps.
Seulement,
Je n’avais pas du saisir le pourquoi de leur pourboire et le montant exorbitant.
Une fois arrivé dans l’appartement,
J’ai compris à mes dépens
Quel leur projet était écœurant.
Je n’étais qu’un objet de bon temps
Dans leur plan de tournante.
Depuis ce moment, ma vie, une tourmente.
Parce qu’ils m’ont violée une nuit durant,
Qu’ils m’ont rouée de coups si violement.
Le plus navrant, c’est que je ne pourrais donner vie à un enfant,
Sans risquer de lui léguer ce poison qu’ils ont mit dans mon sang.
Son ampleur épidémique surpasse celle du choléra.
A côté de lui, paraît presque inoffensif le virus Ebola.
Il brisera encore trop de vida : Son nom, saloperie de Sida…
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