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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 18:06

Née différente,

Comme on dit,

Normalité absente,

Une tâche sur le visage qui éblouit.

Comme on vit,

Marginalisé quand d’originalité

Sommes frappé

Contre notre gré.

Comme seul le regard des autres

Qui ne s’arrête à difformité,

Réduit à l’état d’handicapé.

 

Ces paroles séquelles,

Ma grand-mère paternelle aurait pu me les prononcer.

Combien de fois je l’ai vu les penser,

Sans les esquisser.

Sûrement par pudeur, par fierté,

Par une combativité et une dignité

Qui force le respect.

Le regard des autres, très tôt

Il lui fallu l’affronter.

Elle a comprit trop tôt,

Malgré cela il lui faudrait

Continuer à avancer.

Elle a choisit d’étudier,

Ne pas se laisser rejeter.

Sa vie elle est allée la chercher

Aider les autres,

Infirmière en chef d’un service hospitalier.

Soigner les autres

Pour se soigner soi-même

Du regard des autres.

 

Née différente,

Comme on dit

Normalité absente.

Une tâche sur le visage qui éblouit.

Comme on vit

Marginalisé quand d’originalité

Sommes frappé

Contre notre gré.

Comme seul le regard des autres

Qui ne s’arrête à difformité

Réduit à l’état d’handicapé.

  

J’imagine à peine la jalousie,

La méchanceté traversée

Cela me peine oui

De savoir qu’on la peut être surnommée

La défigurée, quand on la voyait au bout d’un couloir…
Ceux là ne voient que les traits de visages…

Je vois un physique incarnée d’une sacrée personnalité,

Que votre manque d’humanité a tant su décevoir,

Quand le corps est une cage…

Femme soignée,

Elle a su s’habiller, se maquiller.

Troubler la société par sa nouvelle beauté

Sans pour autant chercher à se camoufler.

Que vous puissiez juste oublier de la railler.

Qu’est-ce que la laideur quand de la sienne vous êtes le reflet.

Parce que toutes les femmes sont belles,

Elle aussi a fondée son nid d’hirondelle.

Mariée, deux enfants,

Je suis fier d’être son descendant,

Je suis fier d’être son descendant…

 

Née differente,

Comme on dit

Normalité absente.

Une tâche sur le visage qui éblouit.

Comme on vit

Marginalisé quand d’originalité

Sommes frappé

Contre notre gré.

Comme seul le regard des autres

Qui ne s’arrête à difformité

Réduit à l’état d’handicapé.

 

Le deuxième couplet ne pouvait durer.

Quand tout s’améliore à devenir trop parfait

Le court des choses se voit trop souvent perturbé.

Elle a subit les complications de la maladie.

Autour de la cinquantaine,

Malchance malsaine.

1 mois de coma suivie l’hémiplégie.

S’envole tout ce qu’elle a construit.

Des mois à réapprendre la vie de tous les jours.

Devant mon grand père je suis à genoux,

Devant mon grand père je suis à genoux !

Il a laissé s’échapper sa propre vie par amour

Pour que sa femme se redresse jour après jour.

Jour après jour, sais tu les concessions?

Sais tu que les autres t’oublient?

Mamy, s’usent les corps et les esprits

Mais une légende ne sait pas mourir.

Parce qu’au cours de sa vie

Elle a du, elle a su souffrir sans se plaindre.

J’essaierai humblement de ne pas geindre

Face aux aléas,

Et, je saurais sourire

Pour honorer son souvenir,

Quand seul celui-ci me restera…

Et, je saurais sourire

Pour honorer son souvenir,

Quand seul celui-ci me restera…

  

Née différente,

Comme on dit

Normalité absente.

Une tâche sur le visage qui éblouit.

Comme on vit

Marginalisé quand d’originalité

Sommes frappé

Contre notre gré.

Comme seul le regard des autres

Qui ne s’arrête à difformité

Réduit à l’état d’handicapé.

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 18:09

Il y a encore vingt cinq ans en arrière,
Nous ne soupçonnions pas son existence.
Toutefois, il se peut qu’il soit millénaire.
Sur la science, il a terriblement d’avance.
Il ne laisse aucune chance.
Il parasiterait même la souffrance.
Presque invisible,
C’est l’ennemi que personne n’espère invincible.
Impassible, nous sommes tous ses cibles,
Ou qu’il passe sur le globe,
Autour de tout être la panique s’enrobe.
Son ampleur épidémique surpasse celle du choléra.
A côté de lui, paraît presque inoffensif le virus Ebola.
Il ne finit jamais le sale boulot
Ses opportunistes sous fifre
Amènent la mort en écho ;
Avec le même objectif,
Faire du chiffre…

Il y a encore vingt cinq ans en arrière,
Nous ne soupçonnions pas son existence.
Il brisera encore trop de vida
Son nom, Sida…

Quelques témoignages dans une salle d’attente d’un service de dépistage:

Un couple.

Elle est mon aile : Lisa.
Je suis son île : Thomas.
Trois mois emplis d’émoi,
En notre avenir on croît.
Le résultat du test
Concrétisera tout ça ou pas.
Alea Jacta Est.


Un camé.
J’étais en manque, en manque.
Mais mon pote Franck
N’était pas allé au bout
De sa dernière seringue.
L’addiction nous rendait fou.
J’enviai sa dose comme un dingue,
A en sortir un flingue
S’il n’avait pas plongé son nez
Dans l’ultime overdose du drogué.
Sa mixture, je l’ai vite récupérée.
L’aiguille, je l’ai vite plantée dans mon bras.
Plus tard, une cure de désintox me sauvera
Mais pour ce fix, ce que je ne savais pas,
C’est que sur moi le sida se fixa.

 

Un mec marié.
Je l’ai aimé de toutes mes tripes,
Et puis un jour elle m’a trompée avec un type
Du style dans le trip excité du slip,
Au bout de dix ans,
Malgré nos deux enfants,
Sur la présence de sa maladie elle faisait écran
Et chaque soir elle m’aimait en me contaminant consciemment…
Comment a-t-elle pu ?
Je ne l’ai jamais su,
Depuis, j’ai goûté les joies des traitements.
J’espère pouvoir continuer à élever mes enfants.


Une infirmière.
De cette salle, j’étais anciennement chargée
J’en ai traité des patients alités.
Les côtoyer m’était devenu quasi banal
Puis un jour, une fille en stade terminale…
Si j’ose dire,

C’est arrivé bêtement en l'aidant
A se tourner pour vomir

J'me suis piquée
avec sa perfusion arrachée sur l'instant.
Le risque n’était pas grand…
Le sort en voulu autrement
Et le traitement préventif,
N’a eu aucun résultat positif.
Jusqu’au bout de mes capillaires
C’est affirmatif, le virus a clairement sur moi des effets négatifs.

Une femme abusée et violée.

Je suis serveuse d’un petit restaurant,
Un de ces soirs souriant,
J’ai cru bon de répondre positivement
A une invitation de quelques clients
Je les prenais comme des amis avec qui passer du bon temps.
Seulement,
Je n’avais pas du saisir le pourquoi de leur pourboire et le montant exorbitant.
Une fois arrivé dans l’appartement,
J’ai compris à mes dépens
Quel leur projet était écœurant.
Je n’étais qu’un objet de bon temps
Dans leur plan de tournante.
Depuis ce moment, ma vie, une tourmente.
Parce qu’ils m’ont violée une nuit durant,
Qu’ils m’ont rouée de coups si violement.
Le plus navrant, c’est que je ne pourrais donner vie à un enfant,
Sans risquer de lui léguer ce poison qu’ils ont mit dans mon sang.

Son ampleur épidémique surpasse celle du choléra.
A côté de lui, paraît presque inoffensif le virus Ebola.
Il brisera encore trop de vida : Son nom, saloperie de Sida…

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 18:13

J’voudrais que vous inspiriez,

Reteniez votre souffle.

Laissez votre cœur battre la chamade,

Envoyez votre imagination dans une tornade.

 

J’voudrais que vous inspiriez,

Repoussiez ce qui vous étouffe.

Fermez les yeux,

Cherchez au fond de vous l’image

 

Et faites un vœu.

 

Souvenez-vous de sa magie.

Revivez votre moment de douceur,

Ressentez en l’énergie,

Rechargez-vous de torpeur,

 

Ce soir, croquez dans votre poésie.

 

Laissez vous portez je vous prie,

Votre plaisir, vos sourires n’ont pas de prix.

Donnez-les-moi, je vous supplie,

Donnez-les-moi, je dois partir.

 

C’est mon dernier désir,

Pouvoir me souvenir

De ces belles pages,

Qu’ensemble nous sachions écrire.

 

Décrivez-moi toutes vos belles images,

Montrez-moi vos sublimes paysages.

 

Je vous le demande comme une faveur

Depuis mon lit de mort.

N’ayez pas peur, je vais le redire encore :

N’ayez pas peur, des rires, des sourires

Que je rêve encore.

 

J’voudrais inspirer,

Retenir un dernier souffle,

Sentir mon cœur battre la chamade,

Expirer une tornade.

J’voudrais repousser

Cette douleur  qui m’essouffle.

 

J’voudrais fermer les yeux

Me souvenir que le ciel est bleu.

J’voudrais fermer les yeux

Avec derrière de la joie à décrire.

 

J’voudrais un dernier fou rire,

Et savoir que la poésie continuera de s’écrire.

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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