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Abyss-ex-pressions

Abyss-ex-pressions

Des tournois de Slam au rap en passant par la prose. Premières scènes à Reims, je m'amuse à Nice depuis peu;-)

Publié le par Abyss
Publié dans : #La petite pensée du jour
Samedi 9 septembre 2017 - La petite pensée du jour - Freestyle N°1.5

Je gratte le papier quand la pensée me démange.
Ça m’arrange, ça me rassure si je dérange.
Je n’aime pas tellement qu’on me loue comme un ange.
C’est étrange. C’est rare que je me mélange,
Je ne suis pas l’ami, l’ami de rechange.
Sincère, loyal quand l’autre l’est aussi en échange,
On me trahi plus souvent que je ne me venge.

 

Quand je me comporte mal,
Quand j’agis comme vous,
Ce n’est plus normal, 
Vous me qualifiez de fou.
Je n’y peux rien,
Si je n’ai pas le goût
D’être doux avec les loups
Qui ne doutent de rien.
Et je vois combien
Ça les secouent
Quand je m’abstiens
D’entrer sous leur joug.
Quand je les combats
Que je rends coup pour coup.
Y’a pas de fumée sans feu
Et je la vois venir de loin comme les Sioux.
Je ne joue pas votre jeu
Quitte à ce qu’on me désavoue.
Je ne me cacherait pas au fond d’un trou,
Si vous me traitez comme un chien,
J’n’attendrai pas qu’elle tourne pour pisser sur la roue.
Je ne ressens pas le besoin d’être populaire
Si pour l’être, c’est la vérité qu’il faut taire.
Je ne suis pas un gourou, je suis son adversaire.
Je viens briser les tabous, les mettre en lumière.

Je pense à tous ces gens qu’ils manipulèrent.
Ce gens qui ont vite oublié tout ce que pour eux j’ai pu faire.

 

Je gratte le papier quand la pensée me démange.
Ça m’arrange, ça me rassure si je dérange.
Je n’aime pas tellement qu’on me loue comme un ange.
C’est étrange. C’est rare que je me mélange,
Je ne suis pas l’ami, l’ami de rechange.
Sincère, loyal quand l’autre l’est aussi en échange,
On me trahi plus souvent que je ne me venge.

 

Encore un jour 
Ou je rap sur une instru.
Je m’en fou si ça dépasse pas les 100 vues.
Si je ne touche qu’une seule âme, 
Je ne serai pas déçu.
C’est dans mon sang, alors je rame
Si j’me tais, ça me tue.
Encore un jour
Ou j’écris sans thème
Juste parce que j’aime.
Va donc faire un tour
Si ça te gêne.
J’ne suis pas un distributeur de poèmes,
Même si dans la poésie j’trouve l’oxygène.
J’promène les phonèmes sans problème,
Prends-en de la graine,
La prose est mon emblème.
J’pose de chez moi ou sur scène,
Le micro est mon totem,
Rien ne me freine,
C’est devenu pathogène.
Si je suis entré dans l’arène,
Bien sur que c’est pour la chaleur humaine.
Mais reste zen, j’m’en fiche du harem.
J’ne serai l’homme que d’une seule reine.
J’irai jusqu’ou ça me mène,
J’repousserai monstres et golem
Avec la crème de la crème:

Mes potes poètes qui t’en mettent plein la tête.
C’est jour de fête.
Mes potes poètes qui t’en mettent plein la tête.
C’est jour de fête.

 

Je gratte le papier quand la pensée me démange.
Ça m’arrange, ça me rassure si je dérange.
Je n’aime pas tellement qu’on me loue comme un ange.
C’est étrange. C’est rare que je me mélange,
Je ne suis pas l’ami, l’ami de rechange.
Sincère, loyal quand l’autre l’est aussi en échange,
On me trahi plus souvent que je ne me venge.

 

Écouteurs reliés au coeur,
J’évite l’otite soigné aux beats.
Des heures et des heures,
De hits et de hits
Des anciens Mc émérite.
Par ce rite
J’ai survécu à l’horreur
D’un art qui se meurt.
J’évite ces rappeurs qui tweets
Plutôt que de vider des bics.
Dites aux « Nabilla du micro"
Que nous ne sommes pas 
Dans la même démarche artistique.
Votre pensée d’huitre
Vos punchlines sans spirite se délitent. 
Prenez la fuite, la messe est dite:
Nous prenons la suite.
Le retour des auteurs
Vous rend illicite.
Effacez vos pistes.
Ne soyez pas triste,
J’kick depuis le cockpit !
J’suis en mode rime érudite.
7ème ciel rose comme celui d’Édith!
J’ai la prose qui impose 
La jouissance comme le coït!
J’ose repousser les limites
Avec mes acolytes.


Notre cause la prose d'élite.
J’réhabilite notre poésie maudite.                                                                Notre cause la prose d'élite.
J’réhabilite notre poésie maudite.

 

Je suis d’une armée d’hoplites 
Armés de plumes,
Poètes du bitume
Qui méditent sous la lune.
Artistes qui cogitent des enclumes.
Coule tant d'encre sous nos plumes.
Nos vies se consument,
L’amour se consomme.
J’pleure nos coutumes
Qui font de nous des Hommes.
Rien ne me console
Pas même le bon rhum.
La vie est folle.
Parfois elle m'assomme.
J'garde les pieds fixé au sol.
Ne m'offrez pas de costume,
Je vous taillerai un short.
Libre est ma plume
Elle vient enfoncer les portes.
Pourvu que mes paroles ne restent pas lettres mortes.

 

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