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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 13:52

Face à ceux qui m’enterrent

Si je m’en tire

C’est grâce au support

De mes mentors.

Et sans mentir,

J’respire grâce à ceux

Qui savent m’entourer,

Pour ce que je leur inspire.

Pour ce que je suis à leurs yeux.

Face aux épreuves

J’ai éprouvé l’envie de m’en sortir,

Pour grandir et me construire

J’ai eu besoin de repères,

De guides pour réussir,

D’une aide sincère. 

Des personnes en or

Ont laissés en mon cœur,

En mon corps, en mon esprit,

Un héritage météore.

Même si pour leur apport

Je n’ai que ce merci.

J’ai tant appris de mes mentors.

Je le mentionne avec enthousiasme,

Et les honore.
Si parfois se sont invités les désaccords

Les débats que l’on explore ensemble,

Sonore, à ce que le décor tremble

Se colorent en technicolor,

Dès que ces souvenirs,

Trésors en coffre fort

Résonnent dans ma poitrine,

Si fort, Si fort, Si fort…

Il y en a eu des échecs records

Et des désirs assouvis, victoires collectors.

Il y a des noms si nombreux

Vivant ou mort

Qui méritent que je m’acharne encore,

Et que jamais je ne relâche mes efforts.

J’ai si souvent raison d’avoir tord

Et si souvent tord d’avoir raison.

Alors je me tourne vers mes mentors

Alors je me tourne vers mes mentors et

 

J’implore le réconfort,

Qu’ils évaporent

Tous mes remords

Et que j’ignore

Le mauvais sort.
 

J’avance lentement

J’écoute attentivement

Sans oublier de suivre ma voie.

Si je vois leurs raccourcis, je les prends,

Je crois sans oublier de rester moi-même.

Ne pas plier,

Ne pas devenir une pâle copie d’eux-mêmes.

Et si je me perds dans le blizzard,

Si mon comportement devient bizarre,

Que tout sonne creux.

C’est dans leurs yeux

Que je lis la préoccupation.

C’est dans leurs yeux

Que je me relie à mes passions.

Ainsi je m’élève peu à peu

Du mieux que je peux

Demeurant élève nerveux.

Je me relève avec eux

Acceptant toutes les ecchymoses,

Sourire dans la douleur

Pour ne pas me se sentir morose.

Je pleure en silence dans l’horreur

Quand dans l’erreur

J’ai laissée ma confiance

A des véreux

Qui osent me trahir dans leurs vœux…

Mais je ne m’arrête pas aux morveux,

N’oubliant pas qu’autour de moi y’en a trop

Qui ont de meilleurs alibis d’être malheureux.

Donc je pousse les menteurs vers la sortie.

Je décape leurs mensonges de leurs mots tordants.

Je m’en tords de rire en faisant

Cap vers d’autres moteurs

A mes mots contre mes maux quand

De mes mentors

 

J’implore le réconfort,

Qu’ils évaporent

Tous mes remords

Et que j’ignore

Le mauvais sort.

 

Si je me tourne vers mes mentors

Pour recevoir leur savoir,

Dorénavant je m’efforce aussi

D’aller vers ceux qui acceptent

D’apercevoir que je puisse transmettre

Ce qu’il y a au fond de ma tête.

Je pense sans en découdre

Qu’on a ce lien :

Nos vies sont de simples enquêtes

Sans fin

Dans lesquelles on s’entête,

Et à la fin,

Si on parvient à résoudre quelques énigmes,

Serait-ce bête

De faire profiter les siens

Sans ronger son frein ?

Je crois qu’il n’y a pas plus beau cadeau,

Et c’est peut être une manière d’être

Pour les siens un héro,

En toute simplicité,

Offrant le meilleur de soi

En toute humilité.

Celui qui apprend

A celui qui l’attend

Attend aussi lui-même

Que ce dernier lui en apprenne

L’élève enseignant et réciproquement

L’enseignant élève,

D’un mentor

 

Implore le réconfort

Qu’il évapore

Tous ses remords

Et qu’il ignore

Le mauvais sort.

Pour aller plus loin encore,

Pour aller plus loin encore.

 

 

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 15:58

J’apprends l’oubli…

J’me méprends sur la vie… souvent !

Absent, je m’étends,

Cherchant l’éclaircie.

 

J’apprends l’oubli…

Les souvenirs s’évanouissent.

Les images s’usent.

Les mélodies s’assourdissent.

Les sourires accusent

Une mémoire qui s’abuse :

J’apprends l’oubli.

Le présent et l’avenir,

Ont parfois raison

De mon effort de nostalgie,

Ont parfois raison

De ma mélancolie.

J’apprends l’oubli.

 

Sans céder ni lutter,

Je laisse défiler

Ces instants gagnés, perdus,

C’est selon le point de vue.

Sans céder ni lutter

Aux actes manqués,

J’avance autrement,

Je regarde droit devant.

 

Derrière le son grésille,

Les répliques perdent de leur sens.

Bienvenue dans l’incohérence,

Les pupilles ne perçoivent plus les pacotilles,

Les papilles se torpillent.

Les couleurs se ternissent

Comme des mots derrière une grille,

Comme des mots enfermés dans un livre poussiéreux,

Ivre de l’envie de vivre leur histoire.

L’Histoire sert à comprendre le présent dit-on.

Mais c’est le présent qui fait l’Histoire de demain.

 

Alors j’apprends l’oubli,

J’fais une croix sur les ratés du passé.

J’fais une croix sur le bonheur du passé.

Trop le regarder c’est reculer,

C’est ignorer celui qui peut arriver.

Et j’espère que ma destiné saura me débusquer,

Sans me choquer de déceptions.

Je la maitriserai, je la manierai.

Je changerai, j’aimerai.

Elle m’apprendra l’oubli,

Je me perdrai à elle.

Elle fera de moi celui que je suis.

Abyss.

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 22:16

Maudite journée.

 

Il était une fois un réveil

Qui sonna à 7 heures,

Brisant tout mon espoir de grasse matinée.

Après avoir appris à s’envoler

Au tueur de rêve cadran rétro éclairé,

J’étais psychologiquement apte et préparé

A affronter l’épreuve du lever,

A retrousser mes manches

Et aller bosser,

Sauf qu’aujourd’hui c’est dimanche.

 

N’arrivant forcément plus à m’assoupir,

J’opte pour un bain brulant.

Mais rien ne sert de courir,

A peine sur mes pieds

Que je trébuche sur ma veste

Et finit le nez dans la moquette.

 

Je sors de ma chambre

Rampant jusqu’au bout du couloir,

Objectif baignoire !

Petit périple au goût de calvaire

Pour mes membres larvaires.

J’ai même réussit à prendre

Une crampe au poignet !

Pas pour la raison que vous croyez…

Juste en en ouvrant le robinet !

 

Une fois immergé

J’ai vite déchanté…

L’eau est glacée !

Et patauger dans un 6°

M’attira  une envie pressante à la vessie.

Mon colocataire adoré m’ayant devancé,

Il m’a de toute évidence laissé les toilettes bouchées.

Oh joies d’une colocation bien emmerdante !

 

Allez, prenons un petit déjeuner réconfortant.

Je m’empare du jus de fruit

Et de mon paquet de Frosties.

L’œil du tigre reluisant,

Je tente nerveusement de remplir mon bol

Mais il reste désespérément vide, plus une céréale.

  

J’tolère momentanément de restez sale,

Mais sans déconner,

Jeuner est bien au dessus de mes forces.

Une vraie tragédie matinale !

Donc ça se corse,

Je vais devoir me vêtir,

Et sortir dehors !

 

A 20 mètres de chez moi tout pile,

Il y a mon sanctuaire d’inculte cuisinier célibataire

L’étale de sandwichs de la boulangère.

Conscient de vivre en zone hostile

D’hiver polaire.

Je me risque toutefois à l’aventure.

Faisant fie des risques d’engelures.

 

A peine à mi parcours je regrette mon choix.

La nature me teste.

Un nuage me déclare une sordide tempête,

Et au vue de l’humidité ambiante de mes chaussettes,

Mon chien a encore bouffé mes baskets.

Moi qui suis parti sans kit de survie,

Démuni sous la pluie sans parapluie.

Sérieusement, j’aurai tout aussi bien pu me rouler

Tout seul comme un grand dans les orties.

Sans compter que la boulangerie est fermée

 

C’est un peu énervé que j’me colle une clope au bec,

Que je ne pourrais par ailleurs jamais griller.

Puisqu’il n’y’a momentanément plus de gaz dans le foutu briquet.

Je pue, j’ai faim  j’enrage comme un fennec.

Manquerai plus qu’on m’prenne le bec !

 

Pour retrouver ma mine de smiley,

Je téléphone à ma chérie.

Allô mon p’tit bout de bois en bambou fou !?

« Ah Teddy, j’ai quelque chose à te dire,

Tu tombes à pic,

Voilà j’ai décidée de te quitter… »

Rupture téléphonique

Digne d’une trainée !

Qui a dit que c’est ma journée !

 

Bref, pour me remettre, un p’tit ciné !

J’vais aller suivre une thérapie Jim Carey.

Ca devrait me changer les idées

Et j’ai un gros besoin de me marrer !

J’allais grimper dans mon bolide

Mal garé, j’ai encore pris un PV

Et il semblerait qu’un de mes pneus soit crevé.

J’commence à avoir mal au bide.

 

Déconcerté, je rentre.

J’me contenterai des programmes TV.

J’me mets à zapper sans arrêt

Pas une émission ne me suscite de l’intérêt.

Et pourquoi diable ai-je laissé une chaine d’actualité

Ou on m’a appris qu’un enfant a été enlevé,

Que des lycéens se sont entretués,

Que mon artiste préféré est décédé,

Que mon entreprise fait faillite

Donc j’vais surement m’faire virer ;

Que Carla n’a toujours pas quittée Nicolas,

Que le foot est à mon dépit surmédiatisé,

Que l’état de santé des Hallyday

Fait vendre du papier…

Que… Stop… Suffit !

 

Et si je mangeai ?!

Euh non, très mauvaise idée,

Une semaine que j’hiberne comme un ours

Sans être allé en course.

J’ai presque tout tenté,

Sans succès.

J’ai plus qu’à me recoucher.

Enfin calmé dans les bras de Morphée

Je somnolais paisiblement

Quand soudain ma voisine du dessus

S’est mise à jouer du Djembé frénétiquement

Maudite journée !

Heureusement hier c’était mieux.

Bah oui, j’ai encaissé un p’tit million de la française des jeux !

 

Abyss.

 

 

 

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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