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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 20:07

Du bout de l’index

Je clique sur le bouton « café sucré ».

Combien de capteurs y a-t-il pour empêcher

Le gobelet de se renverser ?

Ca me laisse perplexe !

 

J’avais autrefois essayé le clair de bière,

Ce qui m’a mit clair par terre !

 

Alors j’ai changé : première gorgée de la caféine tant désirée.

J’m’éternise l’espace d’une seconde pérenne…

Une vision m’envahit,

J’espère une image sereine !

 

Mon environnement est prêt à se morpher, se transformer,

Je suis encore partit vers cet ailleurs,

Que l’on ne trouve nulle part ailleurs,

Dans une tenue qui déplairait à mon tailleur.

 

Est-ce que tu m’imagines affublé d’un costume de super slameur ?

La cape et les bottes ?

Quel cauchemar ! J’ai buté dans une motte interdite de l’évasion !

S’il y a une partition dans mon génome nommée imagination,

C’est impossible, je ne suis pas compatible

Avec les déguisements Batman, lutins et gnomes !

 

Passée l’erreur système,

J’ai étrangement revécu quelques millénaires de notre histoire humaine

Passant un à un n’importes quels thèmes !

 

Oublions cependant la guerre du feu, les croisades, la guerre de cent ans.

J’ai largement préférée la découverte du nouveau monde

Les techniques de taille du diamant,

Les preuves que notre planète est ronde.

 

Au poste de Maradona j’ai trouvé plus convenable celui de pharaon.

J’adorai tellement admirer les couchers de soleil assis au sommet de mon sphinx.

Dans le désert dresser des étalons !

Pourtant, j’avoue m’être raté lorsque j’ai emprunté à Prince son larynx…

 

A la fin d’un concert ou on a tenté de m’assassiné,

J’ai été transporté pour ma sécurité

Dans les profondeurs des océans

A la recherche d’une relique perdue par Jeanne Calmant.

Pour m’aider à atteindre mon objectif,

Je ne savais pas qui choisir entre le capitaine Némo

Et le commandant Cousteau.

  

Apparemment, j’tenais à me rattraper du délire sapes latex, cape et bottes ;

J’ai finit styliste de mode à la cote.

C’est à ce moment précis que tout se brouilla ;

Juste au moment où j’allais découvrir une nonne

Le café et ses effets se sont estompés,

J’dormais devant Arte, elle est bien bonne.

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 20:15

Intro :

Besoin d’fumer l’temps,

Tuer l’instant.

Besoin d’m’écarter des gens

Pour siffler sur un banc.

Besoin de gratter noir sur blanc,

Besoin de gratter noir sur blanc…

Noir sur blanc…

 

Refrain :

Avec des scies

On redessinerait nos récits

Laissant les cicatrices sur les récifs

Dans de sinistres secousses sismiques.

Avec des si, avec des si… (*2)

 

Que l’on sirote des citernes

Ou que l’on brule des cierges

La routine restera toujours si terne.

Innovons, ne laissons pas nos pages vierges,

Car si j’étais l’messie des MC

J’ne resterai pas passif

Assis dans mon siège,

Décapsulant des bouchons de liège,

Regardant s’échouer un hip hop indécis

Que le Bizness système piège.

Et si tuer le thème

Consiste à resituer

En situant mes phonèmes :

(Do, Ré, Mi, Fa, Sol)

La, Si sombre mélodie

De rappeurs cinéastes projetant les civils

Dans de si viles scènes siphonnant

Leurs ciboulots

Vantant l’appui des glocks

Des produits de tox,

De gros V6 fonçant à vive allure

Dans des chemins obscurs

Et on sait tous que phares éteint

Y’a risque de pas voir venir le mur.

C’est pourquoi j’balance un silence intense

Que les larmes d’la vérité s’éponge

Et se délivre la danse des songes d’espoirs.

 

Refrain.

 

Si la vérité peut éviter des problèmes...

L'humilité a plus de force que l'égocentricité.

On ne prône pas le respect,

Si sans s'en rendre compte on a laissé

Les autres désabusés sans s'en soucier.

Si c’est par des actes, de la responsabilité

Qu'on acquiert fierté et dignité,

Les beaux parleurs ne font preuves que de vanité.

Ajoutons que rien ne sert de s'exciter

Si on ne maîtrise pas sa nervosité...

Beaucoup de gens devraient y méditer !

Ma vérité ne saurait tarder à exploser

Car, si je ne suis qu'un simple accoucheur de pensées,

Je sais où frapper

Comment deviner

Ou l’on veut me tromper.

Je sais comment blesser les esprits

Quand il s'agit d’se venger... dans l’regret.

On a tous en nous ce danger,

Cette fatalité d'être capable d'oublier

Notre incommensurable humanité.

Depuis que je suis né,

On a tenté

D’usurpé mon gré.

J’ai du lutter pour pouvoir penser, exister

Tel que vous me voyez

En cet instant de clairvoyance parsemée.

 

Refrain.(*2)

 

Cependant, l'image que vous aperceviez

N'était peut être qu'une fausse monnaie

De ma personnalité.

Peut être n'était ce qu'une facette

De mon authenticité,

De l'iceberg, c'est de la partie immergée

Dont il vaut mieux se méfier.

Ne me diabolisez pas,

J’ne suis que la réponse ou le reflet

De votre hypocrisie identifiée.

Chaque journée passée,

Vous vous mentez

Les autres vous les trompez

Et vous oseriez me juger ?

Ne touchez pas à mon intégrité,

J’accepte l’adversité

Mais peux m’en passer,

Vos inepties j’aime les dépasser,

Le principal sujet de ce pamphlet,

Le pire ennemi dont j’suis en train de parler,

N’est autre que celui qui se cache derrière mon identité,

Votre narrateur auteur pour vous servir s’il vous plaît.

 

Refrain.(*2)

 

Besoin d’fumer l’temps,

Tuer l’instant,

M’écarter des gens

Pour siffler sur un banc.

 

Besoin d’me ressourcer au présent,

D’rechausser les gants,

D’Rehausser l’honneur d’mon sang

Besoin d’me battre comme un enfant.

 

Et tant pis, plus tard j’deviendrais grand,

J’n’ai pas le syndrome de Peter Pan,

Soyons décent, dans la rime j’suis récent.

Sans regarder le fond du précipice j’prends de l’élan.

 

(a capella)

Si seulement un jour j’pouvais effleurer l’talent,

Juste pour voir sourire Maman.

Des mots j’me ferais brigand

Pour qu’elle soit fière de son grand,

Pour qu’elle soit fière de son grand…

 

 

Abyss.

 

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 20:18

J’me vois déjà planer par delà les nuages,

Voguant vers d’inconcevables paysages,

Epanchant ma soif d’inconnu insatiable,

Apprendre davantage et revenir délivrer mes récits de voyages.

 

J’me vois déjà défrayer la chronique,

Susciter votre curiosité poétique,

Attiser la critique journalistique,

Effrayer les rimeurs atypiques.

 

J’me vois déjà produit par un virtuose,

M’aidant à améliorer ma technique de pose,

M’donnant les moyens d’évoluer dans ma prose.

Pas d’autre recette qu’le taf pour la bonne dose.

 

J’me vois déjà en haut de l’affiche,

Vivre des traces de mon stylo fétiche,

Partageant mes textes sur scène, sans triche.

Seuls vos applaudissements font de moi un homme riche.

 

J’me vois déjà aider ma famille et mes amis,

Retrouver enfin la femme de ma vie,

Guérir temporairement les cœurs injustement enchaînés à un lit,

Décanter  toutes raisons affichées aux conflits.

 

J’me vois déjà trop en retard ou trop en avance,

Emouvoir par l’espoir non par la désespérance,

Savoir être un exemple d’quelqu’un qui a su saisir sa chance,

Rester humble et modeste jusqu’à la fin de la danse.

 

 

J’me vois déjà,

J’m’y crois pas plus que ça.

Un rêve, un cauchemar,

Un droit d’espoir,

Un devoir d’aller jusqu’où il faut pour voir,

J’me vois déjà,

J’m’y crois pas plus que toi.

  

J’me vois déjà SDF du micro,

Ecarté par toutes les radios,

Rejeté par toutes les chaînes de clips vidéos,

N’étant pas au format du vendeur héros.

 

J’me vois déjà frôler l’apothéose,

Et me laisser enivrer sous hypnose,

Perdre le contrôle, sombrer dans la névrose,

Mourir en camé, délaissé dans mon impure overdose.

 

J’me vois déjà m’ouvrir les veines

Dans le meilleur des mondes d’un Le Pen,

Si l’on n’arrête pas les types comme Ben Laden,

Si l’on ne détruit pas la peine qui dans les ghettos haine.

 

J’me vois déjà oublier ma jeunesse, mes convictions,

Ne plus pouvoir lutter contre l’horreur de nos réelles visions,

Péter un plomb et causer douleur et déception,

Ne devenir que le plus beau modèle de désillusions.

 

J’me vois déjà n’avoir été qu’un idéaliste utopiste,

Que je suis certes, mais qui n’a apporté aucune solution réaliste,

Qui n’a ouvert aucune piste pour éviter l’essor du triste,

Partir sans que mes paroles n’aient aidés personne de la sociale liste.

 

J’me vois déjà n’avoir accompli nul acte respectable,

Jugé par tous comme une espèce d’incapable,

Ayant abandonné malgré lui son optique difficilement palpable,

Moi qui voulais sculpter mon art d’une manière inconcevable.

 

J’me vois déjà,

J’m’y crois pas plus que ça.

Un rêve, un cauchemar,

Un droit d’espoir,

Un devoir d’aller jusqu’où il faut pour voir,

J’me vois déjà,

J’m’y crois pas plus que toi.  

 

J’me voyais déjà écrire en cours de lettres,

Ne sachant pas si j’arriverai à devenir ce que je voudrai être,

Une sorte d’écrivain, slameur urbain que rien n’arrête,

Crachant sur la violence, bavant devant c’que l’on appelle Poète.

 

J’me vois déjà en train d’évoluer sur des pages de moins en moins blanches,

Epouser sans arrêt la revendication de mon attitude franche,

A la foi solitaire et son contraire,

Ma solitude j’l’écourte comme j’peux pour n’pas devenir étanche.

J’enclenche inévitablement l’ambition de faire vibrer les planches.

 

J’me vois déjà à la foi bon, mauvais, face aux autres,

Sans compétition aucune, mon esprit compétitif s’nivelle aux autres

Parce que mon seul adversaire est « moi-même » et ses fautes,

Sévère avec moi-même, mon niveau je ne le veux stagnant quitte à c’que j’me vautre.

 

J’me vois déjà ne pas hésiter à prendre des risques,

Je n’ai rien à perdre et ma direction vous l’indique,

Je chuterai tant qu’il faut jusqu’à temps qu’je tombe à pic,

Mes études j’ai pris l’temps d’les arrêter pour grandir avec ma slam-clic.

 

J’me vois déjà du genre ne cherchant des poux à personne,

Si tu me trouve à tord, j’vérifie qu’tu n’as plus d’pouls en personne,

Pourtant prêt à t’laisser une chance si tu déconnes,

Trahi ma confiance et je te raisonne.

 

J’me vois déjà percevoir le graal en eaux troubles,

Autant que faire ce peu d’espérances je redouble,

Lâchant rien, mes efforts se dédoublent,

Passionnelle est ma raison, J’ne cours pas après de misérables roubles.

 

J’me vois déjà,

J’m’y crois pas plus que ça.

Un rêve, un cauchemar,

Un droit d’espoir,

Un devoir d’aller jusqu’où il faut pour voir,

J’me vois déjà,

J’m’y crois pas plus que toi.

Par Abyss - Publié dans : Slam - Communauté : Passion Slam
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